"Elles" ont eu sa peau. Le président de Harvard, Larry Summers, économiste notoire et ancien ministre de Clinton, a été contraint de démissionner. Son crime? Avoir émis des opinions non féministes. A savoir s'être demandé si le fait qu'il y ait moins de femmes que d'hommes au plus haut niveau de la recherche en sciences dures n'était pas dû à des différences intrinsèques entre les premières et les seconds. (On notera qu'à ce niveau de compétences, les spécialisations scientifiques sont nettement moins rétribuées que le droit ou la médecine, où les femmes sont bien mieux représentées; en quoi la surreprésentation des hommes dans les sciences dures est-elle donc un problème?)
Depuis ces remarques -- fondées pourtant sur des évidences, telles le fait que la distribution de QI chez les hommes est plus dispersée que chez les femmes, d'où la plus grande proportion d'hommes chez les génies ainsi que chez les crétins congénitaux -- la vie de Larry Summers n'a été qu'un chemin de croix fait d'excuses officielles et de créations de postes de vice-doyennes chargées de la diversité et de la discrimination positive, jusqu'au jour où le couperet est tombé: ni la vérité objective, ni la liberté d'opinion, ni l'excellence scientifique ne sauraient tenir face au female power. On n'a décelé aucun mouvement de protestation et encore moins de démission au sein du corps professoral Harvard, y compris dans les départements les plus rigoureux. Et pour cause, prendre parti publiquement pour la victime des apparatchiques féministes, c'est se vouer à une mort académique instantanée. Le limogeage de Summers marque un tournant dans l'histoire de la dégradation de la société occidentale en un matriarcat animiste, tartuffesque et dictatorial. La vraie question qui subsiste est: pourquoi quiconque continuerait à payer 40,000 $ par an pour étudier dans un tel temple de la chasse aux sorcières, de la bigoterie et du mensonge?
La racine du mal remonte à il y a plus de trente ans, quand après l'explosion de la contestation des années soixante, les universités américaines ont donné des gages à la néo-gauche, en promouvant l'affirmative action et la mise en place de pseudo-disciplines telles que les Women's studies, les African-American studies, et bien entendu les Gay, Lesbian, and Transgendered studies





